CARLITOS MEDELLIN

Carlitos Medellin suit le voyage symbolique d'une sainte vierge emmenée par un enfant à travers les rues d'un des quartiers les plus violent de Medellin, Colombie. La statue de la vierge devient l'occasion pour les habitants du quartier de se confesser, de se racconter, de dévoiler leurs vies, leurs réves, leurs deséspoir de ne pouvoir échapper à leur destin dans un lieu dominé par le traffic de drogue et les milices ultra violente.
La force du film réside également dans le fait que ces gens qui nous parlent de leur vie en gros plan, sont quasiment presque tous mort dans les mois qui ont suivis le tournage. Ces messages d'espoirs deviennent alors des messages posthumes, et prennent une dimension réaliste, rapprochant encore plus les limites du cinéma et de la vie rééle.
Jean Stephane SAUVAIRE est un réalisateur qui va chercher les sujets là ou ils se cachent, là ou nous n'osons pas regarder, et il nous montre ce que nous ne pouvons pas imaginer. Il aime les gens qu'il croise devant sa caméra et ceux-ci le lui rende à travers l'objectif.
MNP produit actuellement son premier long métrage, JOHNNY CHIEN MECHANT, sur les enfants soldats d'Afrique.
http://www.solaris-distribution.com/carlitoscenter.htm
13 Comments:
Pas encore vu... mais à la suite de ce que je viens de lire... Faut que je me dégote ça!
Yann Danh
Fais attention aux fautes d'orthographe, man. Ca fait pas sérieux.
Je n'ai malheureusement vu aucun des films que tu cites pour le moment donc je ne peux m'exprimer sur le sujet mais c'est évident que tu donnes envie de les voir.
Bref, je tenais à te souhaiter la bienvenue dans la blogosphère mister Kasso ;)
Hello Kso !
Trés intéréssant ce Carlitos Medellin, je ne connais pas le travail de Sauvaire mais j'ai toujours intéréssé par les métrages engagés sur la situation en amérique du sud (les travaux de Rocha ou de Solanas m'intéressent beaucoup !)et je vais essayer de me procurer ce film. Merci pour l'info et bon courage pour tes actualités apprement trés chargées !
je n' ai pas vu ce film mais ça me rappelle un autre film tourné en dv, qui se déroulait à Medellin et que j' adore : "la vierge des tueurs" de Barbet Schroeder (sauf que le film de Schroeder était une fiction (aux airs de documentaire) alors que le film de Sauvaire est un documentaire)
Je vous recommande un autre documentaire sur Medellin, "La Sierra", de Margarita Martinez et
Scott Dalton. Il est plus récent (2005). Trois jeunes gens, de la Sierra (un quartier misérable de Medellin), deux garçons, une fille, ont été filmés pendant 10 mois. C'est terrifiant. Je ne sais pas si le film sortira en France. Il est déjà sorti en DVD ici (en Colombie). Voilà le site du film : http://www.lasierrafilm.com/espanol/Espanol.htm. Et la fiche Imdb http://www.imdb.com/title/tt0439810/.
Je continue les recommendations par un docu je viens de voir aujourdhui même dans le cadre de l'excellent festival " des rencontres internationales du documentaire" à montréal et que j'ai trouvé franchement remarquable : Melodias du suisse François Bovy. Un film empreint des théories des cinéastes du cinéma-vérité dans les 60'(Rouche, Brault et ses amis ...)qui nous offre un aprcours constataire de la situation en colombie et en aprticulier a Medellin. On suis l'équipe qui rencontre au gré des ses aventures différents personnages appartenants tous à un cadre différent (le gars de la rue, le flic, le taxi etc ...) qui racontent leur expérience hallucinante de la vie à Medellin. Une forme de docu que j'apprécie grandement et qui démontre selon moi de la manière la plus efficace la teneur de la vie la bas. Voila ...
Je dois pensez a "City of God", naturellement, et aussi a un livre neerlandais que je devais lire en classe, qui s'appelait "Engelen van het Asfalt" (Angels of the Asphalt). C'etait plus l'histoire d'un enfant en Brazil et la maniere dequelle (>_<) il a tomber dans les gangs. Je continue en anglais en fin. The writer was a journalist based in Rio de Janeiro. The book is a conglomerate of impressions she had after spending 10 months day-to-day with a gang of street kids.
An illuminating read.
I'm surprised how young this blog is...
Elie
Je connais ce Jean Stéphane et j'ai eu l'occasion de lui dire à l'époque tout le bien que je pensais de son film avec ce défaut quand même de n'être peut être pas assez explicatif sur l'environnement socio-politique de la situation qu'il décrit. Le plus grand miracle de ce film reste le fait qu'il y ait survécu, parce que passer plusieurs semaines là bas avec sa tête de gringo sa petite équipe et son directeur de prod tient vraiment au miracle..
bref courrez le voir vous serez surpris d'apprendre à quel point nos jeunes de banlieue ressemblent aux "choristes" à côté de ceux là bas.
Matthieu K. tient des propos inadmissibles en faveur des racailles et des casseurs.
Question à ce charmant réalisateur : combien de morts et de blessés a-t-il eu sur la conscience suite à son film "la haine" ?
Réponse bienvenue.
krikri
Moi non plus j'ai pas vue le docu, seulement la bande annonce car j'habite a Bogota.
Tout d'abord il est innaproprié de comparé ce film a la sierra qui était une simple propagande paramilitaire. Ca ne semble pas être le cas pour Carlitos Medellin, au contraire on dirait qu'il représente les victimes de ces gens la et pas des acteurs qu'on essaye de faire passer pour des victimes comme dans la Sierra.
Ensuite je suis super ennervé que ce film soit distribué a Paris avant d'arriver sur son lieu de création la Colombie. Ce n'est pas le premier il y a eu d'autres tel que bienvenidos a Colombia en 2003. Si je n'étais `pas rentré sur le Blog de Kassovitz a l'heure ou je vous parle je serais tranquillement en train de me préocuper d'autre chose.
Enfin rassurer vous Sauvaire n'a pas pu tourner ce film sans avoir l'accord des gens qui controlent le quartier dont il est question donc on devra toujours le regarder en gardant ça en tête.
Pour "nos" jeunes choristes, pas de soucis... il n'y a pas longtemps à attendre pour qu'ils se calquent sur ceux du film... En france, on est malade d'angélisme et on continue... on s'enfonce, on s'enfone...
Des gens dans ce pays sont exempts de tout reproche :
. les magistrats (cf Outreau, procès Beaudis, Emile Louis, etc...),
. les journalistes qui peuvent attiser en permanence, loin des dommages "collatéraux" qu'ils provoquent,
. les artistes branchés, toujours en quête d'une bonne cause, reléguant le français moyen au beauf de service : Kasso : bienvenu dans le club !
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